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30 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
30/5/2026

Ukraine : quand l’hommage aux collabos devient une tradition d’État


Il y a quelques jours à peine, le 25 mai 2026, Volodymyr Zelensky participait en grande pompe à la réinhumation nationale d’Andriy Melnyk, figure de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) qui avait activement collaboré avec l’Allemagne nazie au début de la Seconde Guerre mondiale. Cérémonie officielle, honneurs d’État, discours lyrique : le président ukrainien, lui-même d’origine juive, a salué un « grand Ukrainien du XXe siècle ». Même Israël a dénoncé l’affront à la mémoire des victimes de la Shoah.
Aujourd’hui, rebelote. Zelensky baptise une unité des forces spéciales ukrainiennes « Héros de l’UPA » – l’Armée insurrectionnelle ukrainienne responsable, selon Varsovie, du massacre de plus de 100 000 Polonais en Volhynie entre 1943 et 1945. La Pologne, pourtant l’un des plus fervents soutiens de Kiev, est furieuse : le président polonais menace même de retirer à Zelensky l’Ordre de l’Aigle Blanc.
Pourquoi s’étonner ? Depuis des décennies, l’Ukraine n’a jamais vraiment fait son mea culpa sur la collaboration massive de certains de ses nationalistes avec les nazis – pogroms antijuifs, exactions diverses, participation active à la machine de mort hitlérienne. Bandera, Choukhevitch, Melnyk… tous sont progressivement réhabilités comme « héros de l’indépendance ».
Chaque fois qu’on le souligne, on se fait traiter de « propagandiste russe ». Pourtant, ce n’est pas Moscou qui organise ces cérémonies : ce sont les autorités ukrainiennes elles-mêmes. Les faits s’accumulent. La nostalgie (ou au minimum la complaisance) pour cette période sombre n’est pas une invention du Kremlin. C’est une réalité politique assumée à Kiev.
Et pendant ce temps, en Europe de l’Ouest, on continue à faire comme si tout cela n’existait pas. Le déni a ses limites. La réalité, elle, finit toujours par remonter.
Rassurons-nous, tout cela n’a pas empêché Bruno Retailleau d’aller rendre ses hommages au président ukrainien le jour même de la cérémonie ni à Édouard Philippe d’y aller le lendemain.

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Bruno Deltour
30/5/2026

Un dangereux cyclo-terroriste localisé à Colmar !


On ne peut pas imaginer plus bon enfant comme événement militant : la "critical mass" qui réunit les cyclistes en grand nombre chaque dernier vendredi du mois à 18h30 au départ de la place Rapp pour promouvoir la cause du vélo en ville. Pas d'organisateur local : c'est un mouvement mondial, de Berlin à Mexico, de Buenos Aires à Nice... Sur le parcours improvisé, les cyclistes ayant atteint une "masse critique", les pauvres automobilistes doivent bien rester derrière, hé, hé... Une véritable expérience, du coup, à Colmar : rouler à vélo pour une fois en toute sécurité !
Dans tous les quartiers, ça donne le sourire aux gens, c'est gentiment festif, avec des sonnettes bariolées, de la musique... Et voilà, aïe aïe aïe : hier, deux robocops de la police municipale (on ne les avait jamais vus, avec casque impressionnant) sont venus interroger un certain Stéphane J. au volant de sa désormais célèbre rosalie, juste avant le départ : lui ont promis qu'il serait verbalisé pour tapage ! (on le voit sur cette photo cacher astucieusement son visage avec son bras). On gage que cela restera finalement lettre morte, on compte sur M. Sala. Interrogés sur les bolides qui par ailleurs sillonnent les abords du centre-ville dès la nuit tombée (et aussi en journée !), avec moteurs qui dépotent et musique boum boum, des collègues du même service ont avoué leur actuelle impuissance... Elles sont où, les vraies nuisances sonores ?
On en vient à ce propos très sérieux : la voirie à Colmar n'est toujours pas conçue pour sécuriser les cyclistes, a fortiori les enfants cyclistes (mais faites donc le voyage d'étude à Fribourg, allez-y !). Avec tous ses sens uniques, elle prend même l'allure d'un circuit automobile. Voilà la vérité crue : mise en danger permanente des fragiles et tracasseries pour ceux qui les défendent avec un peu trop de peps, inaction voire complaisance avec les brutes du volant...
Allez, au vrai boulot messieurs de la sécurité locale.

Et demain, la véloparade des enfants, 14h30 Place Rapp : https://www.cadrescolmar.org/event/veloparade-des-enfants/
Philippe Leuzy
29/5/2026

Colmar aurait-elle perdu son cœur…


Quelle ne fut pas ma surprise ce jour en voyant qu’avaient fleuri tous les 15 mètres sur les rambardes du Quai de la Poissonnerie à Colmar, des petits panonceaux annonçant une amende à tous les contrevenants souhaitant déclarer leur flamme à leur bien aimé(e) par l’apposition d’un cadenas.
Pour ma part, je préférais, et de loin, voir ces petits cœurs preuve d’un amour gravé dans le métal plutôt que ces panonceaux qui sincèrement ne seront pas du plus bel effet sur les photos que partagent les touristes dans le monde entier.
Et pour tout ceux qui se demandaient si l’amour a un prix, Colmar vient d’y répondre, ce sera 300 €.
Ecole d'Arts Plastiques de la Ville de Colmar

Comme chaque année, l'École d’Arts Plastiques de la Ville de Colmar organise sa traditionnelle exposition de fin d'année.

« Après "POURSUITE" l’année passée et dans cette perspective, notre choix du thème pédagogique fédérateur s’est porté cette année sur la notion de "MOUVEMENT".
Nous avons choisi d’appeler cette exposition "POP" parce que :
- "POP" c’est une idée de soudaineté, d’éclatement et d’énergie libérée ;
- "POP" c’est le déploiement dans l’espace ;
- "POP" c’est festif et ludique ;
- "POP" c’est la surprise ;
- "POP" C’EST L’ART ET TOUTE LA CULTURE EN MOUVEMENT ! »

Exposition visible jusqu’au 19 juin 2026
Entrée libre et gratuite

Espace d'Art Contemporain André Malraux
4 rue Rapp à Colmar













29 mai 2026

Orchestre National de Mulhouse

Information dernière minute !!!

En raison de la persistance des fortes chaleurs, le bon déroulement du concert de l’Orchestre national de Mulhouse, prévu le samedi 30 mai à 18h dans la salle de la Piscine du musée Unterlinden, ne peut être assuré. Le concert de Colmar est donc annulé et il sera reprogrammé prochainement pour garantir des conditions d’accueil satisfaisantes tant pour les musiciens que le public. Le même concert de l’ONM, prévu vendredi 29 mai à 19h30 à la salle polyvalente de Bollwiller, est maintenu ; les spectateurs peuvent y assister librement ou s’inscrire par mail à l’adresse suivante : accueil@mairie-bollwiller.fr.


Quand la musique inspire les arts... et réciproquement


Samedi 30 mai 2026 de 18h à 23h
au musée Unterlinden

Concert gratuit, places non numérotées, dans la limite des places disponibles.
Réservation Colmar : information à venir sur www.orchestre-mulhouse.fr

Igor Stravinsky, Concerto pour Orchestre
Arnold Schoenberg, La nuit transfigurée, Op. 4
Antonín Dvořák, Sérénade pour cordes, Op. 22

Hannah Eisendle, direction

Le XXe siècle marque un tournant majeur dans l’histoire des arts. Dans un contexte d’innovations techniques et esthétiques, les artistes explorent de nouvelles formes d’expression et repoussent les limites du langage artistique. Compositeurs, peintres et chorégraphes développent des démarches parallèles, fondées sur la recherche de nouvelles perceptions du temps, de l’espace et de la couleur.
Les œuvres d’Arnold Schoenberg et d’Igor Stravinsky illustrent cette modernité musicale, entre rupture des formes traditionnelles et exploration de nouvelles sonorités. Leur musique entre en résonance avec les recherches plastiques d’artistes comme Wassily Kandinsky ou Paul Klee, qui cherchent à traduire visuellement rythmes, émotions et structures musicales.
En regard, la Sérénade pour cordes d’Antonín Dvořák, plus ancrée dans la tradition romantique, offre un contraste avec ces esthétiques novatrices, mettant en lumière l’évolution du langage musical entre le XIXe et le XXe siècle.

Lors du concert du 30 mai au musée Unterlinden, des œuvres visuelles seront projetées pour dialoguer avec les pièces interprétées, prolongeant ainsi l’expérience musicale par une dimension visuelle.

28 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Alain Callede
28/5/2026

Bardella et la faille culturelle


Selon un article du Canard enchaîné, on découvre une scène presque caricaturale : un candidat que l’on dit en préparation intensive, entouré d’une équipe de communicants qui s’active pour combler, dans l’urgence, ce qui apparaît comme des lacunes importantes en matière de culture générale et de formation politique.
Qu’il s’agisse de géographie, d’histoire, d’économie ou de géopolitique, le constat dressé par certains observateurs est sévère. Alors, on “fait lire”, on prépare, on anticipe les interviews, on verrouille les éléments de langage. Une stratégie de compensation qui dit autant sur le candidat que sur la peur de ses propres équipes : celle de voir apparaître, en pleine lumière d’une campagne présidentielle, les limites d’un profil jusqu’ici protégé par des scrutins de liste ou des fonctions moins exposées.
Car l’élection présidentielle n’est pas une campagne comme les autres. Elle ne pardonne ni l’improvisation, ni les approximations, ni les angles morts. Et surtout, elle met à nu ce qui peut rester masqué ailleurs : la densité intellectuelle, la capacité d’analyse, la solidité culturelle.
Dans ce contexte, certains sondages évoqués ces derniers mois montreraient déjà une érosion de son niveau d’intentions de vote. Rien de mécanique, rien de linéaire — mais une dynamique qui peut compter quand la campagne entre dans sa phase la plus brutale : celle des confrontations directes et des erreurs impossibles à effacer.
Reste une question simple : peut-on fabriquer, à marche forcée, un candidat présidentiel complet en quelques mois de préparation intensive ? Ou bien la campagne finit-elle toujours par révéler, sans filtre, ce que les éléments de communication ne peuvent plus masquer ?
Dans une présidentielle, la mise à l’épreuve est totale. Et c’est souvent là que les récits construits en amont rencontrent la réalité du terrain.

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27 mai 2026

Comédie de Colmar

Soirée Sondheim
Samedi 13 juin 2026 à 18h


Les innombrables chansons que Stephen Sondheim a écrites pour ses comédies musicales sont aussi brillantes qu’originales : chacune est un petit drame en miniature. Les artistes de l’Opéra Studio vous proposent un florilège de ses chansons de provenances diverses pour une Heure lyrique étourdissante et mélancolique.

Tarifs : 6€ - 13€

billetterie.legilog.fr/comedie-colmar

Comédie de Colmar
6 Route d'Ingersheim, Colmar