14/6/2026
Petit point après 4 jours d'enquête
Je tiens à remercier sincèrement toutes les personnes qui ont déjà pris le temps de répondre au questionnaire ou de m'envoyer un message privé.
J'ai lu personnellement chaque témoignage. Certains m'ont profondément touché. Derrière chaque réponse, il y a un enfant, une famille, une souffrance qui ne devrait jamais exister.
À ce stade, un constat revient souvent : le sentiment de ne pas avoir été suffisamment entendus ou accompagnés lorsque les faits ont été signalés. Je reste bien entendu prudent et je poursuis ce travail d'écoute sans préjugé ni conclusion hâtive.
Je souhaite également rassurer les personnes qui ont demandé à être recontactées : je vais prendre le temps de revenir vers vous progressivement, par téléphone ou autour d'un café lorsque cela sera possible. Votre parole mérite d'être écoutée.
L'enquête continue. Si vous ne l'avez pas encore fait, n'hésitez pas à témoigner ou à partager ce questionnaire autour de vous. Plus nous aurons de retours, plus nous pourrons comprendre la réalité vécue par les familles de notre territoire.
Merci pour votre confiance.
Quand la victime doit partir...
Hier, au détour d'une discussion avec une maman, j'ai une nouvelle fois entendu une histoire qui m'a profondément touché.
Une jeune collégienne victime de harcèlement scolaire va devoir quitter son établissement.
Et ce n'est malheureusement pas la première histoire de ce genre que j'entends.
Comme beaucoup de ma génération, j'ai connu les moqueries, les humiliations et parfois la cruauté dont les enfants peuvent être capables entre eux.
Mais à cette époque, lorsque nous rentrions à la maison, cela s'arrêtait généralement là.
La maison restait un refuge.
Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
Avec les réseaux sociaux, les groupes de discussion, les téléphones portables, le harcèlement ne s'arrête plus à la porte du collège. Il entre dans la maison. Il accompagne l'enfant le soir, le week-end, pendant les vacances. Il peut être présent 24 heures sur 24.
C'est ce qui rend cette violence encore plus destructrice.
Et ce qui me révolte parfois, c'est de constater que trop souvent, lorsque la situation devient intenable, c'est la victime qui doit partir, changer d'établissement, quitter ses amis, recommencer ailleurs.
Je ne connais pas tous les détails de chaque situation et je ne souhaite accuser personne.
En revanche, je refuse de croire que ces histoires sont des cas isolés.
Comme père de famille et comme élu de terrain, je souhaite mieux comprendre ce que vivent réellement les enfants et les parents à Colmar et dans son agglomération.
J'ai donc mis en place un questionnaire totalement confidentiel afin de recueillir les témoignages de parents, d'élèves, d'anciens élèves ou de témoins.
Mon objectif n'est pas de créer une polémique.
Mon objectif est d'écouter, de comprendre et de contribuer, à mon humble niveau, à mieux protéger nos enfants.
Parce qu'aucun enfant ne devrait avoir peur d'aller à l'école.
Parce qu'aucun enfant ne devrait avoir peur de rentrer chez lui et d'allumer son téléphone.


















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