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31 décembre 2020

Tourisme de masse : remettre les pendules à l'heure

Edouard Dabrowski

Un des effets collatéraux du Covid a été de stopper net le tourisme de masse. Un désastre pour certains, une bouffée d'oxygène pour d'autres, un bien pour l'écologie, un répit pour la planète, sûrement. Une opportunité, en tout cas, dont devraient se saisir les municipalités victimes de ce fléau ; elles ont désormais tout loisir de réfléchir à l'après Covid pour trouver des solutions alternatives.

Les municipalités qui ont encouragé le développement de cette forme de tourisme jusqu'à la surdose, s'abritant toujours derrière les mêmes poncifs pour défendre leur parti pris, devront s'adapter à la nouvelle donne : privilégier l'optimum, au lieu de courir après le maximum.

Et donc procéder à une réduction drastique du nombre de visiteurs qui se précipitent en même temps en un même lieu, ce qui semble être une évidence première à prendre en compte.

Très vite il faudra donner des gages aux habitants qui non seulement ne profitent pas du système mais en subissent toutes les nuisances. Ils sont quelques centaines de mécontents, à avoir pris la peine de donner leur avis, ici, à colmarinfo.com. Il serait judicieux, pour les responsables municipaux, de les consulter et d'en tenir compte.

Les plus réticents au changement ont déjà commencé à donner de la voix, il se situent, on s'en doute, dans le camp de ceux qui tirent profit du tourisme de masse et n'espèrent qu'une chose : revenir le plus rapidement possible à la situation d'avant. Certains sont dans l'entourage très proche du maire. Bon courage pour satisfaire les uns et les autres. À notre avis cela relève de la mission impossible. Nous ne devrions pas tarder à voir de quel côté penchera la balance, nous ne baisserons pas la garde.


Le manque de culture nuit gravement à la santé

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https://www.youtube.com/watch?v=amESLP7Fyj4



30 décembre 2020

Fabien Nierengarten

Question du jour : Peut-on se lever un matin avec une gueule de bois carabinée, sans avoir bu la moindre goutte d'alcool la veille ? Réponse du jour : Eh oui, tout est possible en 2020 ! Par exemple, quand tu apprends avant de t'endormir que, malgré toutes les précautions que tu prends, toutes les concessions que tu fais, tous les sacrifices que tu t'imposes depuis des semaines, tu vas devoir t'enfermer chez toi dès 18h au lieu de 20h.
Donc, colère du jour : Y en a marre, y en a ras-le-bol, y en a ras-le-Q du confinement, du couvre-feu, du couvre-tout et n'importe quoi !!!
Mais la faute à quoi , la faute à qui ??? A ceux qui prennent ces mesures de protection parfois incohérentes et souvent difficiles à supporter, surtout pour certains professionnels ? Ou à ceux qui continuent à vivre comme si rien ne s'était passé depuis un an, qui en veulent à mort au virus, mais qui continuent à refuser de le combattre, et qui font systématiquement passer leur confort perso avant la sécurité de tous ?
Pour ma part, j'ai ma petite idée. Mais comme il ne s'agit pas d'une certitude, et encore moins d'une connaissance scientifiquement démontrée, je me garderai bien de la partager ici. Que chacun continue à faire ses choix en son âme et conscience. Notamment en ce qui concerne le vaccin. On fera les comptes dans quelques mois. Mais que personne ne vienne râler ensuite...



27 décembre 2020

Le Général et le Député

Bernard Friedrich

"Que Dieu lui pardonne... pour nous ce sera plus dur !"
Je croyais vraiment en avoir fini avec lui. Jusqu'à aujourd'hui où une presse bien informée nous relate les engagements et exploits tous azimuts de notre nouveau député au palais Bourbon, exploits devant lesquels ses collègues pourtant plus expérimentés restent bouche bée. Enfin on avance !
Comment le grand timonier d'hier a-t-il pu nous priver de telles compétences ? Et pourquoi aura-t-il, lui, ce prétendu grand connaisseur des hommes, voulu affubler ce serviteur si dévoué d'un costume trop grand nous privant d'un chef de très haute volée ? Incompréhensible. L'âge, la jalousie, la crainte que l'élève ne dépasse le maître, la maladie ? Difficile de trancher. Il nous aura tous, à son habitude, roulés dans la farine. Non que les débuts du nouveau locataire de la rue des Clefs ne soient pas des plus prometteurs, ne serait-ce que par une ambiance plus détendue et la poursuite des grands projets adaptés aux circonstances et vues nouvelles, non que son prédécesseur à PARIS tant dénigré par le passé n'ait pas fait le "job". Mais quel inacceptable gâchis d'avoir privé les Colmariens d'une telle pointure !
Vous je ne sais pas ; moi je ne peux ni oublier ni pardonner.

UN CADEAU DE NOËL POUR NOS AÎNÉS

[Colmar] On aurait voulu les dissuader d'aller chercher leur cadeau que l'on ne s'y serait pas pris différemment.
Quelle mesquinerie, quel mépris que de demander aux personnes de 72 ans et plus de se rendre au Parc Expo, à l'extérieur de la ville, munies de leur carte d'identité et d'un justificatif de domicile pour récupérer... une bouteille de vin. En remplacement du repas et du colis de Noël offert chaque année par l'ancienne municipalité.




Villeurbanne :


Mousse au saumon, foie gras, financiers à l’orange, papillotes… Une vingtaine de produits de qualité, salés et sucrés, composait chacun des 1045 colis livrés aux personnes âgées. Plusieurs adjointes et adjoints au maire ont accompagné les agents du CCAS au cours de leur distribution.


Nogent-le-Rotrou

Dans le contexte du coronavirus, les élus et les agents du Centre communal d’action sociale (CCAS) ont opté pour le portage à domicile des colis de Noël aux 1.251 anciens de la commune. La distribution aux Nogentais et Nogentaises, de 70 ans et plus, a débuté mercredi 2 décembre.
En raison des contraintes sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, la distribution des colis de Noël aux anciens de la commune de Nogent-le-Rotrou se déroule cette année en porte-à-porte. Un soulagement pour les Nogentais et Nogentaises âgées de 70 ans et plus qui hésitent à sortir en cette période de déconfinement progressif et d’incertitudes.

La distribution des colis sur rendez-vous, dans une salle municipale et par petits groupes avait été étudiée dans un premier temps par les élus, mais le dispositif était trop lourd, trop contraignant à mettre en place et à encadrer. La solution la plus simple et la plus sécurisante a été d’utiliser les circuits bien rodés du portage à domicile des repas pour acheminer les colis chez les anciens.

Le CCAS mobilisé pour venir en aide aux personnes âgées

La préparation des colis a été lancée en début de semaine. Elle a mobilisé des élus et du personnel municipal. Les tournées ont commencé, mercredi matin, à travers la ville. Elles sont menées par trois groupes de trois “livreurs” constitués d’élus et d’agents communaux qui ont en charge les différents quartiers.

Béatrice Liziard, conseillère municipale, déléguée aux affaires sociales, explique :

« Les personnes âgées apprécient beaucoup de ne pas avoir à se déplacer. Nous sommes vraiment contents d’aller à leur rencontre et eux, sont visiblement ravis de notre visite. En cette période difficile, certaines personnes ont tendance à s’isoler. Ce portage, c’est aussi pour nous une façon de retisser des liens, d’échanger avec nos anciens, de demander de leurs nouvelles, de s’enquérir de leur santé »

Mercredi, son groupe a effectué le portage des colis dans le centre-ville. « L’opération se déroule en toute sécurité dans le respect des gestes barrières », précise l’élue.

26 décembre 2020

Il y a un an : Colmar, une ville vieillissante

Vincent Eisenmann

Le choix fait par l’équipe municipale est d’exclure les familles de la ville, la politique du tout pour le tourisme et le matraquage constant des Colmariens sur le stationnement en sont les plus belles preuves ! Les Colmariens n’ont plus rien à faire en ville, place au tourisme ! ... Mais en agissant ainsi, vous vous coupez la possibilité de voir s’implanter toute une frange de commerces dits de proximité qui serviraient les besoins des Colmariens et qui créeraient du dynamisme économique. Colmar est une ville vieillissante, c’est évident, une ville musée, dans laquelle les jeunes couples ne sont manifestement pas, plus, les bienvenus, les jeunes n’ont plus accès à la propriété, dans une ville où Airbnb et le tourisme seront bientôt le premier fournisseur d’emploi ; la faiblesse de l’offre universitaire en est encore une preuve. Je ne dirais pas que GM n’est pas un bon gestionnaire, il n’est justement que gestionnaire et pas assez visionnaire à mon avis, je dirais qu’il ne perçoit pas ou mal les évolutions de la société, l’évolution des besoins d’une ville ; il parle principalement, je trouve, à sa base électorale, plutôt vieillissante aussi, mais qui est majoritaire puisqu’il enchaîne les mandats, une base qui a l’argent et donc le pouvoir. Pendant ce temps le train passe et on s’enlise dans le passé avec des musées, des bibliothèques, des lumières sur nos façades, des parkings pour alimenter le parc d’attraction à coup de millions d’euros, dont on se fout royalement, nous, habitants de Colmar... on aimerait voir arriver moins de Chinois (je n’ai rien contre les Chinois) et davantage de pépinières d’entreprises, de startups, que l’on favorise l’innovation et l’entreprise, des hautes écoles, des universités, des jeunes familles avec leurs enfants, des garderies, des parkings gratuits etc... et surtout une ville qui regarde vers l’avenir et moins vers le passé... les villes qui se placent haut dans le classement misent sur la jeunesse, la natalité, les familles, bref sur l’avenir !
12/12/2019

Scandale du Covid-19 : Maître Di Vizio, avocat du professeur Raoult, dit tout

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https://www.youtube.com/watch?v=rttGo_Cn_GA



Christmas blues

Fabien Nierengarten

Il y a un an, je décrivais dans "Christmas blues", le chemin de croix du Père Noël, devenu travailleur précaire. Avec un brin d'humour quand même. En 2020, rien ne s'est vraiment arrangé ni pour lui, ni pour nous. Mais c'est avec un optimisme à toute épreuve que je partage à nouveau ce petit texte qu'on peut retrouver (joliment mis en page) dans les "Chroniques du monde d'avant". Avec le dessin de Phil, évidemment. Et quelques rimes en prime... 

La planète Terre dans un futur proche. Nos grands dirigeants sont restés de glace face au réchauffement climatique. Le cercle polaire est devenu le nouvel eldorado des capitalistes sauvages, et ses ressources naturelles, la cible de quelques bandits pas manchots, prêts à jouer l'avenir du monde à la roulette.
Le Père Noël, privé de ce paradis blanc où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps, a été viré de l'arène des neiges où il profitait d'un emploi à vie. Désormais libéré, délivré de son traîneau, le voilà obligé de trouver un nouveau boulot. Mais avant de partir, il devra bien se couvrir. Car dehors, il va faire un peu froid. Allez, mon gars, enfile ta parka !
La descente est raide quand on passe du Pole Nord à Pôle Emploi. Surtout quand dès le premier rendez-vous, on s'enguirlande avec son conseiller. "Un poste à Rennes ? Quelle drôle idée !" De quoi le couper direct dans son élan. Car il bout, à présent. De colère, évidemment.
Dès le lendemain, cependant, son destin bascule. On lui présente un type plein de tunes dont le slogan explique la fortune : "Ton temps, c'est mon argent", voilà le rêve qu'il vend. On dit qu'il a inventé un tout nouveau système d'exploitation. Comme quoi, ce n'est pas que dans l'informatique qu'on peut gagner des millions.
Ce type, tout le monde l'appelle Hubert. Il est vraiment super. Car voilà notre Père Noël tout cafardeux, transformé en travailleur précaire tout heureux. L'année à venir s'annonce vachement chargée. Et les enfants vont forcément adorer.
Premier boulot, premier fardeau. Jouer au Père Noël de pacotille, ce n'est vraiment pas rigolo. Surtout quand il faut faire le joyeux drille dans les rayons du Casino, pour ameuter les petits garçons et petites filles, en chantant très fort dans un micro. "Jingle bell, jingle bell" reprend-il de plus belle. Elle est où, la tendresse, bordel ?
Mais il jette un bonnet pudique sur ses convictions. Il faut bien bouffer, c'est ça, sa seule motivation. Dès le lendemain de Noël, il bossera pour une plate-forme qui permet d'échanger les cadeaux. Une hotte-line pour parents névrosés qui pourrissent leurs marmots.
Voilà déjà le printemps. La nature s'éveille peu à peu partout sur la terre. Et notre Père Noël ouvre doucement les yeux sur son calvaire. Embauché pour faire la promo d'une marque qui se la joue écolo, le voici déguisé en lièvre de Pâques pour une chasse aux œufs garantis bio.
Mais qu'importe. Ce qui est sympa avec les enfants vegan des bobos, c'est que pour eux, un lapin, ça ne termine jamais en gigot. C'est vrai qu'il vaut toujours mieux être ridicule en bête à poil, que de finir sa vie au fond d'une poêle. On se console comme on peut. La vie ne sourit pas qu'aux courageux.
Tiens, un job dating pour un boulot estival à la Grande-Motte. Là, c'est sûr, il y va, ça le botte. Mais pour être vendeur de plage, notre papa Noël n'a pas le bon style : une bedaine saillante et un torse à pelage, ça vous gâche un profil. Dommage pour son slip de bain rouge à pompons blancs qui aurait plu aux gamins...et surtout à leurs mamans.
Finalement, c'est chez Pizza Hotte que son look de hipster a fait sensation. Y a pas mieux qu'une barbe de bûcheron pour vendre de la "quat'saisons". Le voilà donc chevauchant son engin en anorak couleur tomato, avec sa devise "scoot toujours" fièrement tatouée sur la peau.
L'automne est déjà bien entamé. Idem pour le moral de notre travailleur saisonnier. Il est convaincu qu'en n'étant pas minorité visible, il fait désormais partie de la majorité inaudible. On lui soutient pourtant qu'il est privilégié, puisqu'il n'est ni femme, ni jeune, ni "basané". Mais en lui, il ne croit plus. Le Père Noël n'existe plus.
Vivement que son année se termine. Ce sera sous un déguisement d'Halloween. Encadrant un groupe d'enfants en quête de bonbons, Papa Noël avoue qu'il se sent un peu con. L'an prochain, c'est promis, il ne se nourrira plus d'illusions. Il maudira le sinistre Hubert et tous ses compagnons. Ce qu'ils méritent, c'est rien de moins que l'enfer. Car avec eux, la vie rimera toujours avec galère.


25 décembre 2020

Noël 2020 vu par Phil




Fabien Nierengarten et Phil : un duo à l’humour piquant qui réveille l’actualité

Par M.F. L'ALSACE du 24/12/2020

Fabien Nierengarten et le dessinateur Phil Umbdenstock étaient faits pour se rencontrer. Aux écrits de l’un répondent comme un écho les dessins de l’autre. Ces Chroniques du monde d’avant décortiquent l’actualité avec une causticité mêlée de tendresse.

Il considère « l’écriture comme un cri qui vient de l’intérieur. » Fabien Nierengarten aime « jouer avec les lettres ». Depuis février 2018, il signe des chroniques parues dans le magazine Raddar. Le Ribeauvillois Fabien Becker, responsable de la publication, a décidé de compiler ces textes pour qui il a eu « de très bons retours ».

« Un jour, j’ai rencontré Phil au conseil départemental, raconte Fabien Nierengarten. J’admire ce qu’il fait depuis 30 ans. Je lui ai parlé du livre, il a accepté immédiatement. » Les futurs coauteurs se connaissaient. Ils sont amis sur Facebook. « Je likais ses chroniques et lui likait mes dessins… » Phil Umbdenstock a carte blanche. Peindre l’actualité avec un œil aiguisé et artiste, ça le connaît.

Rédiger des articles ne dépassant pas 800 ou 900 mots oblige à être percutant. L’actualité, qui file jusqu’en juin 2020, est passée au crible de l’humour doux-amer des deux auteurs. Le livre, qui vient de sortir, renferme vingt-trois chroniques, illustrées de vingt-quatre dessins.

« La colère braque, l’humour fait réfléchir »

Fabien Nierengarten évoque les « embûches de Noël », épingle la « smartfaune », brocarde la célébration de la Saint-Valentin au travers des « vestiges de l’amour », mais rend un hommage à l’Italie, contrée chérie. Il dissèque les thèmes de société : l’écologie, les réseaux sociaux, laisse remonter à lui des souvenirs d’école et de parties de foot.

Il porte sur le monde le regard amusé d’un Gaspard Proust, aujourd’hui, des Inconnus, hier. « La colère braque, l’humour fait réfléchir », érige-t-il en principe.

Chargé de mission auprès du président du conseil départemental, Fabien Nierengarten a l’habitude d’écrire, mais pas avec ses mots à lui. Il rédige des discours où il se fond dans la peau des orateurs. « Écrire sans ma signature permet de me libérer. »

Chroniques du monde d’avant – Prix : 9, 90 € - Éditions Vecteur Communication, Ribeauvillé – 06 84 00 75 05 - vecteurcommunication@free.fr



Fabien Nierengarten (à gauche) a demandé à Phil Umbdenstock d’illustrer ses chroniques. Photo L’Alsace Hervé KIELWASSER

24 décembre 2020

Covid : vers un passeport vaccinal ?

Christophe Barbier : « Il est tout à fait normal, logique et juste que les vaccinés puissent prendre l’avion, le train ou aller au restaurant. Ceux qui ne sont pas vaccinés n’auront pas le droit d’aller dans ces endroits collectifs. »

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C O M M E N T A I R E S


Petite réflexion sur cette "épineuse" question…
Les scientifiques et, je crois, les représentants des labos disent qu'on n'est pas sûr que ça protège, pas plus que ça n'empêche d'être contaminant.
Donc, je ne me fais pas vacciner, ça cause du tort à qui d'autre que moi ? Au pire je ne pourrais contaminer que quelqu'un comme moi ayant fait ce même choix… si le vaccin fonctionne. S'il fonctionne partiellement, les gens vaccinés seront alors, pour certains, aussi vulnérables que moi… Et s'il ne fonctionne pas…?
Dans tous les cas de figure je ne fais courir de risque à personne d'autre que moi, que ça soit efficace ou non.
Partant de là, toute forme d'obligation est clairement une atteinte INTOLÉRABLE à MA LIBERTÉ, et est de ce simple fait totalement illégale. Sans même qu'il soit besoin d'évoquer le Code de Nuremberg.
Gérald d'Orbe - 24/12/2020 18:28

Victorine Valentin

2020, une année à oublier ? Et si c'était le contraire ?

Nous avons appris de la crise sanitaire que l'humanité est fragile, sur la planète toute entière. Nous sommes des roseaux tremblants, mais aussi des roseaux pensants.
Cette crise devrait donc nous inviter à plus d'humilité. Nous ne sommes pas maîtres de notre destin. Nous devons accepter notre interdépendance, et renouer une relation apaisée avec notre environnement et de respect envers la nature.
C'est dans cette pleine conscience que nous pourrons tracer ensemble un chemin de paix et de sérénité, pour que 2021 soit une année d'équilibre et d'épanouissement.


Photo Victorine Valentin

22 décembre 2020

 


Le complotisme de l’anticomplotisme

Frédéric Lordon
Économiste et philosophe

Disqualifier pour mieux dominer

« L’image est familière : en haut, des gens responsables se soucient du rationnel, du possible, du raisonnable, tandis que ceux d’en bas, constamment ingrats, imputent à leurs dirigeants une série de malveillances. Mais l’obsession du complot ne relève-t-elle pas plutôt des strates les plus élevées de la société ? Les journalistes reprenant les idées du pouvoir privilégient eux aussi cette hantise.

Après « réforme », « moderne » et « logiciel » (« en changer »), « complotisme » est en train de devenir le nouvel indice du crétin, le marqueur qui situe immanquablement son homme. Un ordre social de plus en plus révoltant à un nombre croissant de personnes réduit nécessairement ses conservateurs aux procédés les plus grossiers pour tenter d’endiguer une contestation dont le flot ne cesse de monter. Au demeurant, on sait que cet ordre entre en crise profonde quand, vide d’arguments, il ne trouve plus à opposer que des disqualifications. Comme un premier mouvement de panique, « antisémitisme » a été l’une des plus tôt jetées à la tête de toute critique du capitalisme ou des médias (1). Mais, même pour l’effet de souffle, on ne sort pas d’emblée la bombe atomique s’il s’agit simplement d’éteindre un départ de feu. C’est que par définition on ne peut pas se livrer à un usage ordinaire et à répétition de la munition maximale, sauf à lui faire perdre rapidement toute efficacité. Ses usages tendanciellement grotesques soulignant son ignominie de principe, le procédé a fatalement entraîné l’autodisqualification de la disqualification.

Supposé moins couvrir ses propres utilisateurs de honte et mieux calibré pour l’arrosage extensif, susceptible par là d’être rapatrié dans le domaine du commentaire ordinaire, le « complotisme » est ainsi devenu le nouveau lieu de la bêtise journalistique — et de ses dépendances, philosophe dérisoire ou sociologue de service. Signe des temps, il faut moins invoquer la mauvaise foi que l’effondrement intellectuel de toute une profession pour comprendre ses impossibilités de comprendre, et notamment de comprendre deux choses pourtant assez simples. D’abord que la seule ligne en matière de complots consiste à se garder des deux écueils symétriques qui consistent l’un à en voir partout, l’autre à n’en voir nulle part — comme si jamais l’histoire n’avait connu d’entreprises concertées et dissimulées… Ensuite que le complotisme, tendance évidemment avérée à saisir tous les faits de pouvoir comme des conspirations, demanderait surtout à être lu comme la dérive pathologique d’un mouvement pour en finir avec la dépossession, d’un effort d’individus ordinaires pour se réapproprier la pensée de leur situation, la pensée du monde où ils vivent, confisquée par des gouvernants séparés entourés de leurs experts — bref, un effort, ici dévoyé, mais un effort quand même, pour sortir de la passivité. « Vouloir tout traiter en cachette des citoyens, et vouloir qu’à partir de là ils ne portent pas de jugements faux et n’interprètent pas tout de travers, écrivait il y a déjà longtemps Spinoza, c’est le comble de la stupidité (2). »

Mais il y a deux faces au débat, et s’il y a lieu de comprendre le mécanisme qui fait voir des complots partout, il y a lieu symétriquement de comprendre celui qui fait voir du complotisme partout. Or ni l’existence — réelle — de délires conspirationnistes ni l’intention disqualificatrice, quoique massive, ne rendent entièrement compte de l’obsession non pas pour les complots, mais pour les complotistes — un complotisme anticomplotiste, si l’on veut… Si cette nouvelle idée fixe trouve si bien à prospérer, c’est aussi parce qu’elle trouve une profonde ressource dans des formes de pensée spontanées à l’œuvre dans un milieu : le milieu des dominants, dont les journalistes, qui aux étages inférieurs en occupent les chambres de bonne, sont à leur tour imbibés comme par un fatal dégât des eaux.

La paranoïa des puissants

C’est que, par construction, être un dominant, c’est participer à des jeux de pouvoir, être immergé dans leurs luttes, en vivre toutes les tensions, et notamment l’impérieuse obligation de la vigilance, c’est-à-dire l’anticipation des menées adverses, l’élaboration de ses propres stratégies et contre-stratégies pour conserver ou bien développer ses positions de pouvoir. En réalité, dans ses strates les plus hautes, la division fonctionnelle du travail est inévitablement doublée par une division du pouvoir… la seconde ayant pour propriété de vampiriser la première : les hommes de pouvoir, dans l’entreprise comme dans n’importe quelle institution, s’activent en fait bien moins à servir la fonction où les a placés la division du travail qu’à protéger les positions dont ils ont été par là dotés dans la division du pouvoir. Or la logique sociale du pouvoir est si forte qu’accéder à une position conduit dans l’instant à envisager surtout le moyen de s’y faire reconduire, ou bien de se hausser jusqu’à la suivante. On rêverait de pouvoir observer les journées d’un patron de chaîne, d’un directeur de journal, d’un cadre dirigeant, d’un haut fonctionnaire, d’un magistrat ou d’un mandarin universitaire louchant vers le ministère, pour y chronométrer, par une sorte de taylorisme retourné à l’envoyeur, les parts de son temps respectivement consacrées à remplir la fonction et à maintenir la position. La pathétique vérité des organisations peut conduire jusqu’à cette extrémité, en fait fréquemment atteinte, où un dirigeant pourra préférer attenter aux intérêts généraux de l’institution dont il a la charge si c’est le moyen de défaire une opposition interne inquiétante ou d’obtenir la faveur décisive de son suzerain — et il y a dans ces divisions duales, celle du travail et celle du pouvoir, une source trop méconnue de la dysfonctionnalité essentielle des institutions.

La logique même du pouvoir, dont la conquête et la conservation sont immédiatement affaire d’entreprise décidée, voue par construction les hommes de pouvoir à occuper alternativement les deux versants du complot : tantôt comploteurs, tantôt complotistes. En réalité, le complot est leur élément même, soit qu’ils s’affairent à en élaborer pour parvenir, soit que, parvenus, ils commencent à en voir partout qui pourraient les faire sauter. On n’imagine pas à quel degré la forme complot imprègne la pensée des puissants, jusqu’à la saturer entièrement. Leur monde mental n’est qu’un gigantesque Kriegspiel. La carte du théâtre des opérations est en permanence sous leurs yeux, leurs antennes constamment déployées pour avoir connaissance du dernier mouvement, leur énergie mentale engloutie par la pensée du coup d’avance, leur temps colonisé par le constant travail des alliances à nouer ou à consolider. Bien davantage que l’égarement de quelques simples d’esprit, habiter le monde violent des dominants, monde de menaces, de coups et de parades, est le plus sûr passeport pour le complotisme. Le pire étant que, pour un homme de pouvoir, la paranoïa n’est pas une pathologie adventice : elle est un devoir bien fondé. La question constante de l’homme de pouvoir, c’est bien : « Qu’est-ce qui se trame ? »

Vivant objectivement dans un monde de complots, les hommes de pouvoir développent nécessairement des formes de pensée complotistes. La dénonciation obsessionnelle du complotisme, c’est donc pour une large part la mauvaise conscience complotiste des dominants projectivement prêtée aux dominés. Le premier mouvement de M. Julien Dray, voyant sortir les photographies d’une femme en burkini expulsée de la plage par la police municipale de Nice à l’été 2016, est de considérer qu’il s’agit d’une mise en scène destinée à produire des clichés d’expulsion. M. Jean-Christophe Cambadélis, ahuri des mésaventures new-yorkaises de son favori Dominique Strauss-Kahn en 2011, assure qu’il a « toujours pensé, non pas à la théorie du complot, mais à la théorie du piège (3) » — c’est en effet très différent.

Sans doute y a-t-il une forme d’injustice à ce que, de cet effet projectif, ce soient les journalistes ou les publicistes, dominés des dominants, qui portent cependant l’essentiel du poids de ridicule. Car les dominants eux-mêmes lâchent rarement le fond de leur pensée : leur sauvagerie la rend imprésentable, et puis ce sont toujours des schèmes complotistes particuliers qu’il y aurait à y lire : « celui-ci me monte une cabale », « ceux-là m’orchestrent un coup », etc. Ironiquement, ce sont donc des agents simplement satellites des plus hauts lieux de pouvoir, donc moins directement engagés dans leurs paranoïas, qui vont se charger de faire passer les schèmes complotistes particuliers au stade de la généralité, puis de les verbaliser comme tels, mais bien sûr toujours selon le mouvement d’extériorisation qui consiste à les prêter à la plèbe.

Il est fatal que la forme de pensée complotiste passe ainsi de ceux qu’elle habite en première instance à ceux qui racontent leur histoire. D’abord parce que les journalistes politiques se sont définitivement abîmés dans les « coulisses », les « arcanes » et le « dessous des cartes », manière ostentatoire de faire savoir qu’« ils en sont », mais surtout perspective qui emporte nécessairement la forme complot. Ensuite parce que la fréquentation assidue de leurs « sujets » se prête idéalement à la communication et au partage des formes élémentaires de la pensée, si bien que l’inconscient complotiste est peu ou prou devenu le leur — celui-là même d’ailleurs qu’il leur arrive de mettre directement en œuvre dans leurs propres manœuvres institutionnelles comme demi-sel du pouvoir.

Quand ils ne s’efforcent pas de passer dans le monde des caïds de plein rang. L’inénarrable Bruno Roger-Petit, qui aurait furieusement nié toute action concertée au sein de l’univers des médias pour faire aboutir la candidature Macron, n’en voit pas moins ses (non-)services officiellement récompensés. C’est donc très logiquement qu’il n’a pas cessé avant d’être nommé porte-parole de l’Élysée de dénoncer comme complotiste toute lecture de l’élection comme synarchie financière et médiatique : c’était une pure chevauchée politique.

De la croisade anticomplotiste à l’éradication de la fake news (fausse information), il n’y a à l’évidence qu’un pas. Au point d’ailleurs qu’il faut davantage y voir deux expressions différenciées d’une seule et même tendance générale. Mais comment situer plus précisément un « décodeur » du Monde.fr au milieu de ce paysage ? Il est encore loin de l’Élysée ou de Matignon. D’où lui viennent ses propres obsessions anticomplotistes ? Inutile ici d’envisager des hypothèses de contamination directe : il faut plutôt songer à un « effet de milieu », plus complexe et plus diffus. Pas moins puissant, peut-être même au contraire : d’autant plus qu’il ne peut pas faire l’objet d’une perception simple. Un milieu sécrète ses formes de pensée. La forme de pensée médiatique, qui imprègne l’atmosphère de toutes les pensées individuelles dans ce milieu, s’établit aujourd’hui à l’intersection de : 1) l’adhésion globale à l’ordre social du moment, 2) l’hostilité réflexe à toute critique radicale de cet ordre, 3) la réduction à une posture défensive dans un contexte de contestation croissante, la pénurie de contre-arguments sérieux ne laissant plus que la ressource de la disqualification, 4) la croisade anticomplotiste comme motif particulier de la disqualification, répandu par émulation, dans les couches basses du pouvoir médiatique, du schème éradicateur développé comme mauvaise conscience projective dans les couches hautes — un effet de « ruissellement », si l’on veut, mais celui-là d’une autre sorte. En résumé, on commence par entendre pendant des années des « BHL » et des Jean-Michel Aphatie, et puis, par lente imprégnation, on se retrouve en bout de course avec un Samuel Laurent, chef de la rubrique Les décodeurs du Monde.fr, d’autant plus pernicieux qu’on a affaire, comme on dit à Marseille, à « un innocent ».

Le complotisme est décidément insuffisant à rendre compte de l’obsession pour le complotisme : on n’explique pas Les décodeurs par la simple, et supposée, prolifération des cinglés conspirationnistes. Le sentiment d’être agressé, le syndrome obsidional de la forteresse assiégée y prennent une part décisive dans un univers médiatique dont toutes les dénégations d’être les auxiliaires d’un système de domination ne font maintenant qu’accréditer davantage la chose.

Il est vrai que, manifestation canonique de l’« innocence », les journalistes vivent dans la parfaite inconscience subjective de leur fonctionnalité objective, où leur dénégation prend tous les accents de la sincérité. Le fait est là pourtant, et le schème du retournement, qui prête au peuple des tendances paranoïaques en réalité partout présentes dans l’univers des dominants, n’en prend que plus de force. Au vrai, la chose ne date pas d’aujourd’hui : couvrir projectivement le peuple révolté de monstruosité est une opération vieille comme la presse ancillaire — qu’on se souvienne des hauts faits de la presse versaillaise pendant la Commune ou de ceux de la presse bourgeoise russe relatant la prise du Palais d’hiver. La croisade médiatique contemporaine contre la fake news aura du mal à recouvrir que la presse elle-même est le lieu le plus autorisé de mise en circulation de fake news (4) — ceci expliquant cela ? Au milieu d’un océan : Le Monde rapporte sans un battement de cil ni le moindre commentaire le propos, cet été, d’un « responsable macroniste » inquiet : « Les Français ont l’impression qu’on fait une politique de droite (5). » Quelques jours auparavant, le Financial Times rencontrait le premier ministre Édouard Philippe (6) : « Lorsqu’on [lui] suggère que les plans de son gouvernement ne comportent que des mesures de droite, il éclate de rire : “Vous vous attendiez à quoi ?” »

Le Monde diplomatique, Octobre 2017


Natacha Polony : ce qui arrive quand les questions sont interdites

« Le documentaire "Hold-up" est en train de devenir un phénomène de société, et nous raconte l'état actuel de la démocratie. Tous les médias en parlent pour démontrer à quel point c'est complotiste : une horreur absolue. Sauf qu'une fois que l'on a dit cela, on n’a rien dit...
La vraie question est là : comment un documentaire portant sur le coronavirus et prétendant poser les questions qui dérangent pour démontrer finalement l’existence d'un complot peut rencontrer un tel succès ?
Il faut se méfier de la vision binaire qui se met en place comme à chaque fois : d'un côté les méchants complotistes, de l'autre les élites horrifiées par ces derniers. D'autant plus quand ces élites en concluent que poser des questions et émettre des doutes, cela ouvre forcément la porte au complotisme. Piège absolu. Car il reste de nombreuses et légitimes questions à poser sur cette crise sanitaire... »

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19 décembre 2020

L'impressionnant CV du Professeur Didier Raoult


CURSUS UNIVERSITAIRE ET DIPLÔMES

- Doctorat en Médecine (25 Mars 1981)
- Diplôme d'Université de Médecine tropicale, Marseille, 1980-1881
- C.E.S. Bactériologie-Virologie clinique, 1981
- C.E.S. Diagnostic biologique parasitaire, 1982
- Cours de Bactériologie systématique de l'Institut Pasteur, 1983-1984
- Diplômes de l'U.S. Department of Health and Human Service (Center for Disease Control - Atlanta
U.S.A.) : Principles of Epidemiology, 1983
- Communicable Disease Control, 1984
- Spécialiste de Médecine interne, 1984
- Cycle de Biologie Humaine
- Certificat-Bactériologie-Virologie générale, 1981
- Certificat de Pharmacologie générale, 1983
- Équivalence de Maîtrise, 1981
- AEA de Bactériologie, (Montpellier 1982)
- DERBH Montpellier, 1983 (Etude épidémiologique et sérologique de la Fièvre Boutonneuse Méditerranéenne)
- Doctorat d'Etat en Biologie Humaine : Nouveaux aspects cliniques, biologiques, physiopathologiques et épidémiologiques de la Fièvre Boutonneuse Méditerranéenne. Mise au point et
applications de nouvelles techniques sérologiques (Montpellier 21 Mai 1985)


TITRES ET FONCTIONS UNIVERSITAIRES

- Assistant des Universités, 01 Avril 1984
- Maître de Conférence des Universités : 1986
- Professeur des Universités : 1988
- Professeur de première classe : 1995
- Professeur Classe exceptionnelle 1er échelon : 2000
- Professeur Classe exceptionnelle 2ème échelon : 2003


FONCTIONS HOSPITALIÈRES

- Interne des Hôpitaux de Marseille : 1er Octobre 1978, 1er Avril 1984
- Assistant des Hôpitaux : 1er Avril 1984
- Praticien Hospitalier, de Bactériologie-Virologie, 1986
- Chef de Service : Laboratoire de Bactériologie-Sérologie Hôpital de la Conception, Marseille, 1989
- Chef de Service : Laboratoire de Bactériologie-Virologie, Hôpital de la Timone, Marseille, 1991


PRIX ET DISTINCTIONS NATIONAUX

- Prix Léon Isemein, (Marseille), 1983
- Prix Nourri - Lemarié, (Médecine tropicale France), 1985
- Prix de l'Association des Chefs de Travaux, ( Marseille), 1986
- Prix Science et Défense, (France), 1996
- Prix Piraud, (Fondation médicale de France), 1997
- Prix Jean Valade, (Fondation pour la Recherche), 2003
- Prix du Rayonnement international (Festival des Sciences) (Marseille), 2003
- Lauréat régional des trophées INPI de l’innovation, France, 2006
- Prix de l’Académie Nationale de Médecine, Eloi Collery, 2009


INTERNATIONAUX

- Dénomination d'un genre (Raoultella) de bactéries pathogènes pour l'homme et les plantes, 2002
- Prix des Sciences Médicales d'Outre Mer, (Académie royale de Belgique), 2002
- Prix d'excellence de l'European Society for Clinical Microbiology and Infectious Diseases, (Europeen), 2002
- E. Gardner King Memorial lecture Edmonton, (Canada), 2002
Joseph E. Smadel lecture, Infectious Diseases Society of America, (San Diego), (USA), 2003
- Fred Soper Lecture (American Society for Trop Med Hyg) Washington, 2005
- Medical Grand rounds, 6th International Conférence Northwestern Memorial Hospital in Chicago, (USA) octobre 2005
- Medical Grand Rounds, Medical School, Stanford, (USA) septembre 2006
- Medical Grand Rounds, Massachusetts General hospital , Boston (Massachusetts,USA), 2006
- Distinguished lecture at Washington State University “genomic of rickettsia”, Pullman (Washington,USA), 2006 Introduction lecture (Société Américaine de microbiologie) ICAAC, Chicago, 2007
- Sackler Lecturer award, University of Tel Aviv, Israel, 2007-2008
Khwarizmi International Award (KIA), Téhéran, IRAN, 2009


DÉCORATIONS

- Chevalier de l'Ordre National du Mérite. 8.5.1995
- Médaille d'argent du Service de Santé des Armées : 12.1997
- Médaille d'honneur de la ville de Marseille : 7.2000
- Chevalier de l'Ordre de la Légion d'Honneur. 1.1.2001.
- Chevalier des Palmes Académiques : 14.07.2003
- Médaille d’argent du Ministère de la Jeunesse et des Sports (2005)


STAGES ET MISSIONS

- Stage au Center for Disease Control. Atlanta U.S.A., Branche des zoonoses (Dr. J.E. Mc DADE) 1 mois, octobre 1986
- Stage au Naval Medical Research Institute. Bethesda U.S.A., Rickettsial Branch, (Dr. G.A. DASCH) 6 mois, du 01.09.1985 au 01.03.1986
- Mission au Brésil (organisée par la Ville de Marseille) Diagnostic biologique des Leptospiroses au cours de l'inondation de Rio de Janeiro (février 1988). Isolement de 16 souches de Leptospires.
- Mission en U.R.S.S. (organisée par l'Académie des Sciences d'U.R.S.S.), mai 1990. Exploration d'une nouvelle maladie (Astrakhan fever), isolement postérieur d'une nouvelle espèce de rickettsie.
- Mission à Goma (Zaïre) organisée par l'OMS, en août 1994. Recherche d'une épidémie de typhus,
(isolement d'une nouvelle espèce de Stenotrophomonas).
- Mission au Burundi organisée par l'OMS, en février 1997. Investigation d'une épidémie de typhus,
identification de la plus grande épidémie de typhus dans le monde depuis 50 ans.
- Mission au Pérou en mars 1998, organisée avec les services de santé du Pérou, investigation d'un
nouveau foyer de Verruga peruana et d'une épidémie de typhus.
- Mission à Genève (OMS) organisation de la lutte contre les filarioses par le traitement des symbiotes
(Wolbachia), décembre 1999
- 2008. Découverte d’un virus géant : Mamavirus, classée 33ème sur 100 au top de l’histoire de la science (revue Discover : Science, Technology and the Future) janvier 2009


INSCRIPTION À DES SOCIÉTÉS SAVANTES

- Société de Pathologie exotique, 1978
- Société de Pathologie infectieuse de Langue Française, 1981
- Société Française de Microbiologie, 1984
- American Society for Rickettsiology, 1984
- American Society for Microbiology, 1984
- American Society for Infectious Diseases, 1990
- European Society for Clinical Microbiology & Infectious Diseases, (ESCMID) 1992
International Society for Infectious Diseases, (ISID), 1995
- American Academy of Microbiology, 2004 Etc...



18 décembre 2020

Phil

Joyeux anniversaire M. Keith Richards !


Soutien aux artistes locaux

Après une année creuse suite aux annulations en cascade des réservations de lieux d'exposition, des artistes et artisans d'art locaux vont enfin pouvoir montrer et vendre leurs œuvres en différents endroits de la ville, le week-end prochain :
- Café Rapp (vendredi, samedi et dimanche : 10h - 19h)
- Studio du 53 Grand-rue à Colmar (vendredi, samedi et dimanche : 10h - 18h)
- Luser Stub (samedi et dimanche : 9h - 19h)
- Café La Libellule (samedi : 9h30 - 18h30 ; dimanche : 14h - 18h)
- Éditions Bucciali (vendredi, samedi et dimanche : 10h - 17h)



17 décembre 2020

Colmar : marché de Noël 2019

C'était il y a un an !

La vidéo tournée par TF1 (Sept à huit) "À la découverte de Colmar, la ville de Noël", est toujours disponible.

Le contraste est frappant entre la surchauffe de la ville lors du dernier marché de Noël et le calme plat d'aujourd'hui.

Quelques moments-clés à ne pas rater : la restauratrice du Bistrot des Lavandières montant la garde devant son établissement, l'adjoint Sissler faisant l'article du parking de la Montagne verte, Lucien Fohrer, évoquant du haut de la Collégiale la transformation de la ville.

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16 décembre 2020

Benoît Nicolas

Place de la Cathédrale : un nouveau cœur de ville
1ère réunion de la commission aujourd'hui.
Budget : 7.000.000 €
Extension de la zone piétonne.
Réaménagement des zones libérées ?
Des idées ?
Pour moi, l'objectif primordial est de favoriser le retour des résidents en centre-ville.
Pour nos commerces,
Pour notre qualité de vie,
Pour sortir du tout tourisme...
Vers une ville verte
Un projet ambitieux.
À vous lire







14 décembre 2020

Tristan Denéchaud

Quel que soit le sujet - crise sanitaire, sécurité urbaine, tourisme, mobilité, déchets, stationnement... (...).
Toutes les opinions, même très critiques, sont acceptables, si elles reposent sur un vrai raisonnement (ou au moins un ressenti sincère), et sont exprimées avec respect et un minimum de souci de l'intérêt général. Et c'est un plaisir d'échanger dans ces conditions.

Sinon, entre attaques personnelles, procès d'intention et accusation permanente de vouloir "faire du fric" (alors que le budget d'une commune, c'est celui de ses habitants), ce n'est pas étonnant que beaucoup de communes aient eu du mal cette année à se trouver un maire. Surtout quand on apprend que ceux qui râlent n'ont même pas voté.

Si vous avez de vraies propositions, au lieu de les laisser se perdre dans les méandres des commentaires Facebook, adressez-les directement à vos élus locaux. La plupart des adresses mail sont sur les sites des collectivités, et les messages constructifs, qui ne sont en fait pas si nombreux, sont réellement lus.
Et si vous êtes persuadés que vous feriez mieux que ces élus et les agents des services publics qui travaillent sous leur responsabilité, présentez-vous aux élections ou passez les concours de la fonction publique ! N'importe quel clampin peut y arriver (j'en suis doublement la preuve).

Stationnement résidentiel à Colmar

14/12/2020

Edouard Dabrowski

Dès la fin de l'année 2017, colmarinfo a milité contre le coût exorbitant du stationnement proposé aux résidents du centre-ville n'ayant ni garage, ni place de parking attitrée : 600 euros le macaron à l'année pour stationner sur voirie, c'est-à-dire dans la rue, sans garantie de trouver une place. Strasbourg offrait le même service pour 180 euros, soit 3 fois moins cher. Mulhouse faisait encore mieux avec 70 euros. Suite à une enquête que nous avons menée dans plusieurs villes françaises, il est apparu que si certaines pratiquaient la gratuité (Chartres ou Amiens), le tarif de la très grande majorité d'entre elles se situait sous la barre des 200 euros/an, des villes et non des moindres allant jusqu'à appliquer un tarif inférieur à 100 euros/an.

L'ancien maire, Gilbert Meyer, n'a jamais accepté de revoir à la baisse son tarif délirant.

Les pétitions, les courriers répétés, les interventions de résidents lors des réunions de quartier, le simple appel au bon sens ne l'ont pas fait bouger d'un iota. Il donnait toujours la même réponse : « Vous n'êtes pas obligé de prendre le macaron à 600 €, si ce dispositif ne vous convient pas, vous êtes tout à fait libre de régler votre stationnement à l'horodateur. »

Sauf qu'à l'approche des élections, ce qui était impossible hier devenait soudainement possible ! De même la gratuité de stationnement accordée aux médecins et autres professionnels de santé visitant leur patientèle. Du temps où ils étaient taxés et qu'ils sollicitaient une entrevue avec Meyer, ce dernier n'a jamais accepté de les recevoir.

Sur ce coup-là, celui du stationnement résidentiel, nous ne pouvons qu'applaudir l'initiative prise par Eric Straumann, qui figurait d'ailleurs dans ses engagements de campagne. Désormais Colmar ne détiendra plus le record du stationnement résidentiel le plus cher de France !

Il reste à proposer aux riverains la possibilité d'utiliser un parking en ouvrage, silo ou souterrain, à un tarif d'abonnement nettement plus abordable que l'actuel, ce qui ferait d'une pierre deux coups, en remplissant des parkings désespérément vides.

12 décembre 2020

Stationnement à Colmar : le coût du macaron pour les résidents du centre passe de 600 à 180 euros

Un stationnement : « moins cher pour ceux qui vivent et travaillent à Colmar »
Par Valérie KOELBEL

Le maire Eric Straumann a présenté les nouvelles règles de stationnement qui entreront en vigueur au 1er janvier. Un plan marqué par une simplification des tarifs, une baisse du prix du macaron pour les résidents, mais aussi une extension des zones payantes.

Eric Straumann était attendu au tournant sur la question du stationnement en ville, qui cristallisait les mécontentements depuis plusieurs années. C’était d’ailleurs l’un de ses thèmes de campagne. Pour ce nouveau plan, il a fallu tenir compte de « l’attractivité de la Ville, de l’impact sur l’activité commerciale mais aussi des recettes générées par le stationnement, de l’ordre de 6 millions d’euros par an (moitié moins cette année) ».

L’idée générale est de « rendre la ville plus attractive pour les riverains, à de meilleurs tarifs, commente le maire. Nous nous sommes aussi intéressés aux gens de l’extérieur qui viennent travailler à Colmar, en leur proposant des conditions économiques plus favorables pour se garer. Il était important également de favoriser le maintien des personnes âgées au centre-ville, et d’assurer la gratuité aux professionnels de santé pendant leurs tournées. »


Deux zones au lieu de quatre

Première mesure, la simplification des tarifs. « Ils variaient selon les zones, les cartes de stationnement, les avantages… Difficile de s’y retrouver ». Par exemple, il n’existait pas moins de seize macarons différents… La municipalité a d’ores et déjà décidé de passer de quatre zones de tarification à deux seulement, une orange et une verte. Dans ces deux zones, le stationnement sera limité à 8 h, suivant les mêmes tarifs qu’actuellement : 3,90 € les trois heures en zone verte, 5,40 € en zone orange. « Il s’agit d’inciter à la rotation et d’éviter les voitures ventouses. » La zone bleue reste gratuite sur présentation d’un macaron dédié, ou d’un disque de stationnement limité dans le temps.

Le forfait post-stationnement, qui remplace l’amende en cas de stationnement non payé ou dépassé, est revu à la hausse, passant de 25 à 35 euros.


Gratuit les mardis dans les parkings Lacarre et St-Josse, 3 € les autres jours à Lacarre

Concernant les parkings ouvragés, Eric Straumann rend hommage à son prédécesseur « qui a choisi de construire ces parkings au centre-ville et non à l’extérieur, permettant aux usagers d’aller faire leurs courses à pied ». Si la première heure gratuite reste de mise dans les cinq parkings, la grosse nouveauté concerne le parking Lacarre, peu fréquenté dans sa partie payante : le stationnement à la journée n’y coûtera plus que trois euros. À St-Josse et Lacarre, le stationnement sera gratuit les mardis et les jours d’opérations commerciales, à la demande des Vitrines de Colmar.

Toujours pour éviter les voitures ventouses, 22 rues aujourd’hui gratuites passeront progressivement en payant, après le 1er janvier. « Il s’agit de répondre à la demande de certains riverains qui n’arrivaient plus à se garer, explique Pascal Sala, adjoint en charge notamment de l’occupation du domaine public. C’était le cas, par exemple, rue des Américains. » En contrepartie, le macaron pour tous les habitants passera de 600 € annuels (zone orange) à 180 €. Deux maximums par foyer, payables en plusieurs fois. Les habitants de la zone orange pourront l’utiliser en zone verte, mais l’inverse ne sera pas possible. Un macaron à 240 € par an sera également proposé aux salariés qui viennent travailler à Colmar, en zone verte. Pour les artisans, le forfait quotidien reste fixé à 3,50 €.


Les avis recueillis sur le site de la Ville

Compte tenu de la montée en puissance du paiement par les applications Paybyphone et Easypark, bientôt FlowBird, la Ville prévoit de supprimer un horodateur sur deux ; ils seront redéployés dans les rues qui deviennent payantes. À l’avenir, le nombre de places de stationnement pourrait fluctuer : dans l’attente des travaux de construction du futur hôtel de la Montagne verte, la Ville pourrait y délimiter temporairement une centaine de places. À l’inverse, « la piétonnisation de la place de la Cathédrale et de la rue des Prêtres entraînera la suppression de 210 places », estime Odile Uhlich-Mallet, première adjointe.

L’ensemble du plan de stationnement sera mis en ligne sur le site de la Ville de Colmar la semaine prochaine : « Nous y recueillerons l’avis de nos concitoyens afin de l’ajuster si besoin, note Eric Straumann. Il n’est pas encore définitif ».




Les nouvelles zones verte, orange et bleue seront mises en place à partir du 1er janvier. À gauche, la liste des rues qui deviennent payantes. Document Ville de Colmar

Mais où est donc passée la culture ?

Gabriel Braeuner

La culture a disparu des radars, des programmes et des écrans. Comme madame la ministre de la culture qu’on n’invite même plus aux conférences de presse collectives censées nous renseigner sur notre horizon à court et moyen terme. L’exception culturelle française, ce n’était donc que des mots. Dieu sait que les acteurs culturels de notre pays depuis le début de la pandémie ont avalé des tonnes de couleuvres. Ils ont été étonnamment sages et ont tout fait pour respecter les consignes sanitaires. On les attendait rétifs et contestataires, ils ont utilisé de toute leur intelligence pour s’adapter aux mesures édictées. Leur inventivité était admirable et leur bonne volonté ne pouvait être prise en défaut. Pas d’excès, pas de foyers de contamination issus de leurs rangs, mais des solutions raisonnables proposées par des gens responsables qui savent que la préservation de la santé est prioritaire, que cela se respecte et s’entretient. Comment ? Par l’apport de nourritures spirituelles qui viennent naturellement et sainement compléter et donc enrichir les nourritures matérielles. Seulement voilà, ils n’ont pas réussi à convaincre, tout comme leur ministre d’ailleurs, du bien-fondé de leur rôle, de l’essentialité de la culture. Ce que Stanislas Nordey, le patron du TNS, résume sobrement ce matin dans les DNA : « Pourquoi la culture vient après le commerce, pas avant ? Cela renvoie à ce que nous sommes, à nos sociétés. Qu’est ce qui est important ? La vie est importante, la santé, mais aussi l’art et la culture. Ce n’est pas un acharnement contre la culture, mais cela dit quelque chose sur le fonctionnement de la société… » D’accord avec l’homme de théâtre, cela dit même beaucoup. Non ce n’est pas un acharnement, c’est de la crasse ignorance, de la nescience, et c’est pire.

Jeux de hasard

Fabien Nierengarten

Il y a quelques mois, j'exprimais ici mon malaise face aux sommes faramineuses qu'on pouvait gagner en ayant juste le "talent" de cocher ou de gratter les bonnes cases sur le bon coupon. Tandis qu'une vie entière de travail, avec son lot de concessions, de sacrifices et parfois même de souffrances, pouvait ne pas suffire pour faire vivre une famille dignement et décemment.
Je me suis alors fait allumer par certains de mes amis FB qui estimaient que les jeux de hasard avaient au moins le mérite de "faire rêver" les Français, et qu'ils permettaient même à certains de réaliser leurs désirs les plus fous. Que l'espoir de gagner apportait à de nombreuses personnes, un peu de "bonheur" au moins pendant quelques minutes ou quelques secondes. Waouh ! Elle est belle, la vie, quand elle se résume à ça.
Hier soir, la cagnotte de 200 millions d'euros a enfin été remportée. 200 millions !!!!! Soit plus de 1,3 milliard de francs pour les anciens !! Et plus de 130 milliards d'anciens francs pour les très très anciens (de moins en moins nombreux, c'est vrai). Y a même plus assez de place sur nos vieilles calculatrices pour caser tous les zéros gagnés par ce héros !!
Est-ce qu'on se rend vraiment compte de ce que ça peut représenter pour un seul et même gagnant ? Environ 200 villas sur la Côte d'Azur, par exemple. Ou encore 2.000 voitures de luxe. Tout ça pour un type qui vit peut-être déjà dans un certain confort. Et qui a joué, non pas par besoin, mais juste par plaisir. Eh oui, la chance ne choisit pas son camp en fonction de la fiche de paie ou de la feuille d'impôt. Mais quelle grosse conne, celle-là !!
Franchement, ce pactole est d'une indécence pour laquelle il n'existe aucun adjectif dans aucune langue de notre planète. Surtout dans le contexte que nous connaissons, où des commerçants luttent pour leur survie, où des restaurateurs voient leur vie de travail s'écrouler en quelques semaines, où les professionnels de l'évènementiel et de la culture n'en finissent plus de gratter les fonds de tiroir, juste pour pouvoir bouffer. Et surtout, où des milliers de nos compatriotes vont de nouveau crever de faim ou de froid durant les prochains mois.
Aujourd'hui, encore plus qu'hier, ces jeux de hasard me donnent juste envie de dégueuler. Parce qu'ils sont aux antipodes de mes valeurs. Et parce qu'ils nous précipitent encore un peu plus dans un monde où le mérite ne revient pas à ceux qui le méritent, et où les gloires éphémères fondées sur du néant, sont mieux considérées que des années de boulot et de talent.
"Du pain et des jeux"... Voilà ce que les empereurs romains donnaient au peuple pour le calmer quand il grondait. Pas certain qu'on ait beaucoup évolué en une vingtaine de siècles. Ou alors, prouvons le contraire et cessons de faire croire qu'il est possible de gagner des tunes, sans bouger son cul et en n'en foutant pas une !!



11 décembre 2020

Méli-mélo


[Culture]
(...) le choix de maintenir fermés les théâtres, les cinémas, les salles de concert et les musées, tout en laissant un champ libre à la gueule de bois consumériste de fin d'année en rouvrant tous les magasins et centres commerciaux.
11/12/2020 11:50


[Culture]
On n'en peut plus ! On s'entasse dans les centres commerciaux et les transports en commun sans précautions, mais le Gouvernement d'imbéciles heureux, et fiers de l'être ! condamne les cinémas et autres lieux de culture à une mort annoncée, alors que les mesures sanitaires y sont scrupuleusement appliquées. Nos «chers» gouvernants font tout pour ignorer que la Culture française a toujours été un de nos plus grands atouts, dans beaucoup de domaines !
LFN - 11/12/2020


[Confinement]
Nouvel An : ce soir, les familles s'organisent avec leurs invités pour préparer les chambres d'amis et les canapés-lits - hausse des ventes chez Conforama à prévoir - et vérifier que leurs ados pourront dormir chez leurs copains...
Les chercheurs travaillent en ce moment avec enthousiasme pour comprendre pourquoi le 31 est plus covid-risqué que le 24 décembre...
C.C. - 10/12/2020


[Confinement]
Vous la sentez venir la troisième vague, celle des dépressions et autres manifestations de détresse psychologique ?
Arièle Butaux - 10/12/2020 18:55


[Commerce]
À Colmar on a le droit d' acheter un verre de vin chaud à emporter mais pour savoir où le boire sans être verbalisé... c'est pas clair ! Bienvenue en Absurdie.
DCK - 10/12/2020 21:34

Confinement et santé publique

« Les confinements produisent des effets dévastateurs sur la santé publique à court et long terme. »
Dr. Martin Kulldorff

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Les différentes politiques de confinement ont eu et auront des résultats catastrophiques pour la santé publique des citoyens concernés, estime le docteur Martin Kulldorff. Selon le professeur à la Harvard Medical School, il faudrait au contraire privilégier une « Protection ciblée » des personnes à risque et déconfiner le reste de la population.

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Le journal de Caroline

Chers incapables de la macronie & affiliés,

Serait-il possible de nous accorder d'autres loisirs que le shopping ?!
Je goûte assez peu les boutiques et, avec le nombre d'heures de TGV que je n'ai pas utilisées depuis mars, je devrais avoir un compte-épargne temps pour me permettre de passer deux heures dans une salle de cinéma ou une exposition.
Quant aux réveillons, je m'en tamponne comme chaque année.
Votre couvre-feu à 20 heures est une blague (...), je rencontre maximum trois personnes à 22 heures en sortant la petite Boule blanche, vivant pourtant en centre-ville. Ici, les habitants sont chez eux avant 20 heures et dînent autour de 19h-19h30.
C'est fâcheux car les contaminations se font essentiellement au sein des familles. Fâcheux de nous parquer à domicile, car nous n'avons pas tous la chance de vivre dans 100 m2, ni d'être en bonne compagnie. (...).

L'amour de la paperasse, chez nous, ne date pas d'hier ! En 1720 déjà, suite à la terrible épidémie de peste qui a touché Marseille et la Provence, les habitants ne pouvaient se déplacer que munis d'une attestation de sortie dérogatoire et ceux qui ne l'avaient pas risquaient la peine de mort ! (source https://www.archeologie-et-histoire-morestel.fr/autorisa.../)
Bonne nouvelle : Castex a annoncé la fin des attestations (seulement en journée) à partir du 15 décembre.



10 décembre 2020

Ça ne devrait plus arriver !

Joseph Spiegel

Le Sénat vient de mettre en cause le directeur de la Santé. Celui-ci aurait fait pression sur un rapport d’expert concernant la situation des masques en début de pandémie.
C’est le même directeur qui venait à la télé tous les soirs nous dire et contredire goulûment, du haut de son piédestal, ce qu’il savait de la situation et ce qu’il fallait faire.
J’avais l’impression d’être à l’école à écouter un maître heureux d’être maître.
La toute puissance du sachant et la caricature de technocrate !
Quand nos gouvernants auront compris qu’en cas de crise, plus encore qu’en temps normal, il faut créer les conditions de la transparence et de l’intelligence collective, à travers la création immédiate d’une instance qui associe « le terrain » aux experts et aux fonctionnaires, alors ils recréeront progressivement ce qui fait défaut : la confiance.

9 décembre 2020

François Malnati

Ce dessin de qualité par Basquiat va être mis en vente aux enchères chez Sotheby's.

Evalué entre 750 000 et 1 000 000 euros.

Faut-il en rire ou pleurer ?

Je fais vraiment minable, à côté, avec mes pastels qui se vendent difficilement et à des prix dérisoires...





[Commentaires]


Florence Hamelin

Je crois que les gens qui achètent ça achètent davantage un concept, le fruit de l'histoire tragique d'un homme, de son époque, plutôt que ses prouesses artistiques. Ne vous avisez pas, dans les cercles "éclairés", de discuter de la faible valeur artistique de son travail, vous seriez pris pour des racistes et des jaloux. Le "primitivisme", le "néo-conceptualisme underground" d'un jeune noir dans les années 80, l'expression de sa soi-disant colère à l'égard du monde, son succès, sa fin tragique, voilà ce qu'achètent ceux qui en ont les moyens. Leur snobisme est friand de la tragédie des autres et ils tirent une certaine gloire à y participer en s'en offrant une coûteuse parcelle.
Nous n'avons que nos pastels à vendre et nos talents ne suffisent pas à convaincre de potentiels acquéreurs. Ils sont saturés d'œuvres en tout genre et le peu d'argent qu'ils sont prêts à investir dans leur achat n'a d'égal que le faible intérêt qu'ils nous portent.
La passion que l'on ressent à travailler, le désir incessant de s'améliorer n'est pas suffisant. D'abord parce que ça ne paie pas le matériel et puis parce que voir donner une valeur marchande idoine à son travail est une forme de consécration qui va au-delà même de la valeur financière. Personne ne travaille pour soi-même. Nous cherchons tous notre valeur dans l'envie et le regard des autres. Ne pas vendre, c'est mourir un peu.


Jean-Pierre Parlange

Est-ce que l'art doit être bien fait, bien léché, est-ce que l'art c'est recopier laborieusement des photographies ? Bien sûr que non. L'art est un langage, une écriture, pas une réalité, chacun le pratique avec ses moyens, une bonne maîtrise du dessin, de la composition, de la théorie des couleurs ou bien comme Basquiat avec une absence totale de maîtrise. Ce qui caractérise une œuvre d'art peut aussi être l'honnêteté de son auteur, ce qui est le cas de Basquiat. En fait, lorsque je lis les commentaires, ce qui lui est reproché, c'est que c'est "mal fait", mais "bien fait", est-ce de l'art ?

Exposition d'art et d'artisanat au café Rapp




























8 décembre 2020

Les bornes de tri de déchets

Eric Straumann n'appelle pas à la délation mais invite les Colmariens à prendre en photo les fautifs.

« Chaque fin de week-end on constate des abus, sachez quand même que les brigades vertes verbalisent, que la police municipale verbalise, et qu'on lutte contre ceux qui déposent n'importe quoi à côté des bornes de tri et on va encore renforcer la répression. Mais j'veux pas insister à la délation, mais n'empêche que je crois qu'il faut que tous les citoyens fassent également leur part et si vous constatez que quelqu'un dépose par exemple un téléviseur ou un produit électro-ménager, puisqu'on le constate très régulièrement, n'hésitez pas à faire une petite photo, on ira voir la personne parce qu'il n'y a pas de raison qu'elle ne fasse pas le chemin, quelques kilomètres, pour aller jusqu'à la déchetterie. »

Eric Straumann, Facebook live du 7/12/2020

Le journal de Caroline


L'obsession des cadeaux de Noël tandis que Noël se fera en tout petit comité cette année...
Mes grands-parents avaient une orange pour cadeau.
Moi, je n'ai jamais reçu qu'un ou deux jouets Fisher-Price (pas de risque de les avoir en double !) et des livres (dictionnaires, classiques...), des biens utiles au quotidien, tels que manteau, stylo plume, parfum...
Jusqu’en 1950, l’orange était un cadeau précieux.
L’essor de la bourgeoisie a fait de Noël l’un des grands rassemblements annuels de la famille, faisant passer la fête religieuse au second plan, derrière la distribution de cadeaux.


Le Français est un vrai rebelle !
Guignol et sa clique décrètent la réouverture des commerces non essentiels, ben illico, le Français va acheter des trucs non essentiels.
Il n'est là que pour cela du reste : consommer.
Si possible avant et pendant les fêtes.
Même à crédit.


Voir au JT de 20 heures des personnes se rendre aux Galeries Lafayette à Paris est d'un pathétique achevé.
Ce choix éditorial putassier donnant audience à un groupe qui a réalisé 4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2018 ne me paraît ni glorieux - pour les petits commerces qui ont souffert notamment - ni un événement, des gens allant dans des grands magasins, la belle affaire !
Parfois on croit rêver : en 2020, la télévision française diffuse un reportage sur des Français allant aux Galeries Lafayette... Inquiétant à mon sens.

Méli-mélo


⬦ [Confinement]
Au prétexte de protéger nos vies d’un virus diabolique, les pouvoirs publics nous font l’obligation de ne pas sortir de chez nous, de prendre les précautions les plus extrêmes pour éviter d’être contaminés et de contaminer. C’est assez adorable dans les intentions. Mais c’est suffoquant à la longue.B.R.


⬦ [Confinement]
Ce que je crains, c'est l'absence de solution. À mon âge, le confinement, qui n'est qu'un pis-aller et qui ne fait que reporter indéfiniment le problème sans y apporter la moindre solution, est particulièrement stressant. Je suis donc condamné à rester tapi chez moi, en attendant de disparaître. Chaque fois que le confinement sera desserré, on verra mes congénères et moi un peu plus menacé jusqu'au prochain enfermement.
La vaccination, je ne pourrai en profiter quand elle arrivera, compte tenu de mes antécédents.
Bref charmante perspective et par-dessus le marché, je suis un gamin stupide qu'il faut plus qu'entourer, circonscrire.
J.V.


⬦ [Vaccin]
Comment est-il possible de recueillir un consentement libre et éclairé de la part d'une personne en Ehpad ?
C.C.


⬦ La blague du jour
Maintenant, il y a tellement de médecins à la télé, que lorsque tu fais le 15, tu tombes sur BFMTV !


⬦ [Vaccin]
- Et le vaccin Covid, vous en pensez quoi ? demande-t-elle à son généraliste ce 1er décembre.
- Il ne faut pas se précipiter et attendre. En tant que médecins, nous n'avons aucune donnée sur ces vaccins (composition, efficacité, durée, cible...). Je ne peux pas le recommander à un patient aujourd'hui.
C.C.

L’ incroyable prédiction de Marc Moulin, datant de 2003, décrivant en détail le confinement !

« Je nous vois déjà dans 20 ans. Tous enfermés chez nous. Claquemurés (j’adore ce verbe, et ce n’est pas tous les jours qu’on peut le sortir pour lui faire faire un petit tour). Les épidémies se seront multipliées : pneumopathie atypique, peste aviaire, et toutes les nouvelles maladies. Et l’unique manière d’y échapper sera de rester chez soi. (...) La vie de "nouveaux prisonniers" que nous mènerons alors sera non seulement préconisée, mais parfaitement possible, et même en grande partie très agréable. Grâce au télé-travail qui nous permettra de bosser à la maison tout en gardant les enfants (qui eux-mêmes suivront l’école en vidéo-conférence). Grâce à Internet qui nous épargnera bien des déplacements, on n’aura plus besoin ni de poster les lettres, ni d’acheter un journal "physique", ni d’aller faire la file dans les administrations. (…). Dans les rues, il ne restera plus que des chiens masqués qui font seuls leur petite promenade (pas de problème, sans voitures), et du personnel immigré sous-payé en combinaison étanche, qui s’occupera de l’entretien des sols et des arbres. D’autres s’occuperont de la livraison de notre caddie de commandes à domicile.
Alors nous aurons enfin accompli le dessein de Big Brother. Nous serons des citoyens disciplinés, inoffensifs, confinés, désocialisés. Nous serons chacun dans notre boîte. Un immense contingent de "je", consommateurs inertes. Finie l’agitation. Finie la rue. »
(Vers la civilisation du couvre-feu, 2003)